couverture
Le 17 octobre 1961, un crime d’État à Paris
Parution : 05/09/2001
ISBN : 9782843030475
Format papier : 288 pages (140 × 225 mm)
19.00 €
Épuisé

Commander

Format papier 
Lire en ligne 
Format PDF 
Format EPUB 

Accès libre

PDF 
EPUB 

Olivier Le Cour Grandmaison (sous la direction de), Nils Andersson, Étienne Balibar, Thérèse Blondet-Bisch, Roby Bois, Alain Brossat, Martine Déotte, Nicole Dreyfus, Jean-Luc Einaudi, Nabile Farès, René Gallissot, Samira Mesbahi, Anissa Mohammedi, Charlotte Nordmann, Yves Royer, Alain Ruscio, Ouanassa Siari Tengour, Benjamin Stora, Jérôme Vidal

Le mardi 17 octobre 1961, trente mille Algériens, souvent en famille, manifestent pacifiquement, à l’appel du FLN, dans les rues de la capitale contre le couvre-feu raciste qui leur est imposé par le préfet de police, Maurice Papon, et le gouvernement.
Une répression d’une férocité inouïe s’abat sur eux. La police tire sur les cortèges. Quinze mille manifestants sont arrêtés. Parqués dans des stades, emmenés dans des sous-sols, affamés, battus et torturés, assassinés, jetés dans la Seine. Les estimations sérieuses parlent de près de trois cents morts.
Car l’État colonial menait aussi la «sale guerre» d’Algérie dans les rues de Paris. Et le silence est ordonné, l’oubli organisé, la date même du 17 octobre effacée des consciences et de l’histoire. Depuis dix ans, à contre-courant, des écrivains, des historiens, des associations ont fait resurgir le fait, ont rétabli sa mémoire et organisé sa commémoration.
Les auteurs de ce livre, Nils Andersson, Étienne Balibar, Thérèse Blondet-Bisch, Roby Bois, Alain Brossat, Martine Déotte, Nicole Dreyfus, Jean-Luc Einaudi, Nabile Farès, René Gallissot, Samira Mesbahi, Anissa Mohammedi, Charlotte Nordmann,Yves Royer, Alain Ruscio, Benjamin Stora, Jerôme Vidal et Olivier Le Cour Grandmaison, qui a dirigé cet ouvrage au nom de l’association 17 octobre 1961 : contre l’oubli, nous donnent ici les témoignages, les documents et les réflexions qui permettent aux lecteurs de juger de la nécessité que l’État reconnaisse enfin son crime et en tire toutes les conséquences.

Réalisation : William Dodé