Ancienne élève de l’Ecole normale supérieure de Cachan, agrégée en sciences économiques et sociales, Gabrielle Schütz est sociologue, maîtresse de conférences à l’Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, membre du laboratoire Printemps – Professions, Institutions, Temporalités. Elle est spécialiste des questions liées au travail et au genre.
Après une thèse de sociologie à L’École des hautes études en sciences sociales, elle est partie au Canada pour intégrer un collectif de recherche étudiant le traitement judiciaire des séparations conjugales en France et au Québec. Avec Émilie Biland, elle s’est intéressée à la manière dont juges et avocat-e-s donnent crédit aux accusations de déviance parentale, montrant que le contrôle judiciaire de la parentalité est très inégal, puisqu’il différencie fortement les rôles maternels et paternels et pèse plus durement sur les justiciables de classe populaire, en particulier ceux issus de l’immigration. En collaboration avec Céline Bessière et Muriel Mille, elle travaille actuellement sur les pratiques professionnelles des avocat-e-s aux affaires familiales et sur la segmentation de leur marché professionnel. Enfin, elle a récemment rejoint une équipe de recherche pour étudier la construction du genre chez les enfants de 0 à 3 ans, à travers une étude de la socialisation familiale dans laquelle le corps et les pratiques corporelles sont placées au cœur de l’analyse.
Ses recherches ont fait l’objet de publications dans plusieurs revues scientifiques centrales (Genèses, Revue française de sociologie, Revue canadienne droit et société, Sociologie du travail, Terrains & travaux, Travail et emploi). Elle a récemment coordonné avec Émilie Biland et Aurélie Fillod-Chabaud un numéro de la revue Droit et société intitulé
« Justice familiale et inégalités sociales ».
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Gabrielle Schütz

Jeunes, jolies et sous-traitées : les hôtesses d’accueil

Collection « Économie, travail »
256 pages - 22.00 €
Paru le 27/09/2018
Réalisation : William Dodé