Dans la collection « Économie, travail »

 
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Sophie Béroud - Paul Bouffartigue
Quand le travail se précarise, quelles résistances collectives ?

Parution : 15/10/2009

ISBN : 9782843031861

Format papier
360 pages (140 × 225 mm) 24.00 €
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Textes de Louis-Marie Barnier, Anne-Sophie Beau, Sophie Béroud, Paul Bouffartigue, José Calderón, Sébastien Chauvin, Patrick Cingolani, Annie Collovald, Jean-Michel Denis, Christian Dufour, Bertrand Fribourg, Bernard Friot, Adelheid Hege, Pablo López Calle, Lilian Mathieu, Denis Merklen, Jean-René Pendariès, Jean-Marie Pernot, Frédéric Péroumal, Évelyne Perrin, Michel Pigenet, Fabienne Scandella

La précarité est désormais, sous bien des formes, le lot commun des salariés. Précarité de l’emploi, souvent inscrite dans le contrat de travail ; précarité du travail ; mais aussi précarité des droits syndicaux et sociaux.
Ces données sont le plus souvent interprétées comme une dégradation des acquis sociaux et des normes salariales conquises au cours du vingtième siècle. Et comment ne pas conclure, en effet, à un affaiblissement généralisé du mouvement syndical et des capacités des salariés à s’organiser et à se défendre ?
Au-delà de cette réalité, le présent ouvrage cherche à éclairer ce qui naît des contradictions du processus de précarisation. Une vingtaine d’études conduites en France et à l’étranger (États-Unis, Royaume-Uni, Espagne, Argentine) explorent les formes prises par les résistances collectives et les possibilités nouvelles qui s’ouvrent à elles. L’ouvrage revient aussi sur l’histoire du salariat pour comprendre ce que sa déstabilisation contemporaine présente de spécifique et comment des collectifs de salariés sont parvenus par le passé à maîtriser des formes de précarité au point de conquérir face à leurs employeurs d’importantes marges de liberté. Il interroge surtout les dynamiques actuelles de mobilisation des précaires – notamment dans le commerce, la restauration rapide, la construction navale – et les ressources sur lesquelles elles s’appuient aussi bien que celles qu’elles tendent à renforcer. Il montre que l’acteur syndical n’est pas condamné aux seconds rôles dans une perspective de transformation sociale intégrant la sécurisation du travail et des conditions d’existence.

Sophie Béroud, maître de conférences de sciences politiques à l’université Lyon-2 est membre du laboratoire TRIANGLE, Action, discours, pensée politique et économique (UMR CNRS-ENS-LSH-Université Lyon-2-IEP de Lyon). Spécialiste du syndicalisme et des mouvements sociaux, elle a publié notamment : La Lutte continue ? Les conflits du travail dans la France contemporaine, Le Croquant, 2008 (avec Jean-Michel Denis, Guillaume Desage, Baptiste Giraud et Jérôme Pélisse) ; Le Mouvement social en France. Essai de sociologie politique, La Dispute, Paris, 1998 (avec René Mouriaux et Michel Vakaloulis).

Paul Bouffartigue, directeur de recherche au CNRS, est membre du Laboratoire d’économie et de sociologie du travail (UMR CNRS-Universités Aix-Marseille-I et II). Spécialiste du monde du travail et des professions, il a publié notamment : Le Travail à l’épreuve du salariat (avec Henri Eckert), L’Harmattan, 1997 ; Sociologie des cadres, La Découverte, 2000 (avec Charles Gadéa) ; Les Cadres. Fin d’une figure sociale, La Dispute, 2001, Le Retour des classes sociales, La Dispute, 2004.

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